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En augmentant le coût du travail, le gouvernement menace les augmentations de salaire
Alors que les salariés attendent légitimement une amélioration de leur pouvoir d'achat, les mesures envisagées par le gouvernement pour 2027 risquent de compromettre leurs augmentations de salaire. Le MEDEF, Les Entrepreneurs et l'U2P alertent sur les conséquences économiques et sociales de ces décisions.
L'actualité vue par Les Entrepreneurs, du terrain aux instances nationales.

Rapport d'activité 2025 des Entrepreneurs
L'élection du nouveau Président et une nouvelle ambition : accélérer le développement et la représentativité. La transformation digitale et l'intelligence artificielle, au cœur du développement des PME, une nouvelle dynamique pour les mandats ou encore la transition écologique dans les TPE-PME ont été abordées dans le rapport. L'activité des Entrepreneurs a permis de faire avance des mesures utiles pour le quotidien des entrepreneurs. Téléchargez le rapport d'activité 2025 ci-dessous.

Budget 2027 : N’alourdissons pas le coût du travail !
Mais, une nouvelle fois, le Gouvernement choisit de faire du travail une variable d’ajustement budgétaire, ce qui est un non-sens économique et social. Le gel du barème des allègements de cotisations, alors que le SMIC et les salaires progressent, renchérit mécaniquement le coût du travail. La prise en compte de l’intéressement et de la participation dans le calcul des allègements envoie le même signal contradictoire : on ne peut pas demander aux entreprises d’embaucher, d’augmenter les salaires et de mieux partager la valeur tout en rendant ces choix plus coûteux, alors que la situation de milliers d’entreprises est déjà délicate en raison de la conjoncture économique et des crises internationales. Les Entrepreneurs soutiennent par ailleurs la diminution de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises. Ils proposent qu’une partie de cet effort, à hauteur de 500 millions d’euros, soit consacrée à la reprise de la baisse de la CVAE. La baisse de cet impôt de production permettra aux entreprises d’investir, d’innover et de créer des emplois en France. « Nous avons besoin d’un budget et nous avons besoin de redresser nos comptes. Mais on ne redressera pas durablement la France en renchérissant le coût du travail. Les entreprises prendront leur part de l’effort. Au Parlement à présent de corriger les mesures qui pénalisent l’emploi, les salaires et l’investissement. » explique Amir Reza-Tofighi, président des Entrepreneurs Les Entrepreneurs appellent donc les députés et les sénateurs à prendre leurs responsabilités : corriger ce qui renchérit le travail sans renoncer au redressement des finances publiques. La France a besoin d’un budget. Elle a tout autant besoin d’un projet économique capable de recréer de la croissance et de la richesse.

Violences et pillages : Les Entrepreneurs mobilisés
Madame la Présidente, Monsieur le Président, Madame, Monsieur, Les violences et pillages survenus les 17 et 18 octobre ont durement frappé de nombreux commerces et entreprises. Dès dimanche matin, j'ai tenu à dénoncer publiquement le caractère inacceptable de ces violences et à exprimer mon soutien à l'ensemble des entrepreneurs, commerçants et salariés touchés. Depuis lundi, le Gouvernement a annoncé, à l’issue du Conseil des entreprises auquel j’ai participé, des mesures pour soutenir les entreprises sinistrées, préserver l'emploi et faciliter la reprise de leur activité. 1. Activité partielle : une prise en charge intégrale par l'État Un dispositif exceptionnel prévoit une prise en charge intégrale de l'indemnité légale d'activité partielle, sans reste à charge pour les entreprises de moins de 250 salariés ayant subi des dommages lors des violences. Les demandes d'autorisation, au titre d'un sinistre, doivent être déposées sur le portail officiel de l'activité partielle . Les entreprises concernées devront notamment : Justifier du dépôt d'une plainte auprès des services de police ou de gendarmerie ; Fournir, le cas échéant, leur déclaration de sinistre à l'assureur. Le dispositif devrait couvrir les heures chômées du 17 octobre 2026 au 31 janvier 2027, sous réserve de la publication du décret précisant ses modalités. Le ministère du Travail met également à disposition de tous une FAQ dédiée pour accompagner les entreprises dans leurs démarches. 2. Soutien à la trésorerie et aides financières Prêts à taux zéro pouvant atteindre 50 000 € sur trois ans via Bpifrance Création d'un fonds national de soutien pour les petites entreprises sinistrées, dont les conditions d’éligibilité seront prochainement précisées ; Accélération du remboursement des créances fiscales Une aide exceptionnelle est également en instruction par le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) , sous réserve de validation par ses instances. 3. Report des charges fiscales et sociales Des facilités de paiement sont prévues, notamment le report jusqu'à 12 mois des cotisations sociales patronales des trois prochains mois et l'étalement des échéances fiscales sans majoration. 4. Accélération des indemnisations par les assurances Les assureurs se sont engagés à faciliter les indemnisations, notamment par : Un allongement à 30 jours du délai de déclaration des sinistres ; Une accélération des expertises ; La possibilité de versement rapide d'acomptes. Nous invitons les entreprises sinistrées à déposer plainte, déclarer sans attendre les dommages à leur assureur et conserver tous les justificatifs utiles (photographies, factures, inventaires des biens et stocks endommagés ou volés). L’indemnisation par les assurances n’est pas automatique : elle dépend des garanties effectivement souscrites par l’entreprise, notamment de la couverture « émeutes et mouvements populaires » et, le cas échéant, de la garantie « pertes d’exploitation ». 5. Renforcement des mesures judiciaires Le Gouvernement a également annoncé : Des poursuites judiciaires contre les personnes revendant des produits volés sur les plateformes en ligne et les réseaux sociaux ; Des retenues sur les aides sociales à l'encontre des personnes reconnues coupables de vols ; La programmation de l'examen du projet de loi dit « casseurs-payeurs ». Au-delà de ces dispositifs de soutien, une priorité absolue demeure : la sécurité des personnes et des biens. Nous demandons à l'État de prendre sans délai toutes les mesures nécessaires pour protéger efficacement les entrepreneurs, leurs salariés, leurs clients et leurs établissements, et prévenir de nouvelles violences. Il est impératif que les commerçants puissent exercer leur activité en toute sécurité, sans avoir à craindre de nouvelles dégradations ou de nouveaux pillages. A défaut, nous demandons aux pouvoirs publics d’interdire les manifestations prévues samedi 24 octobre. Enfin, aussi légitime soit la colère des commerçants qui ont subi des pillages et des agressions, nous invitons chacun à l’apaisement et à la raison. Les Entrepreneurs restent pleinement mobilisés pour obtenir des réponses rapides et concrètes, veiller à la mise en œuvre effective des aides et défendre les entreprises touchées. Soyez assurés de notre entière mobilisation à vos côtés. Amir Reza-Tofighi Président de la CPME

En augmentant le coût du travail, le gouvernement menace les augmentations de salaire
Le paradoxe est préoccupant : au moment même où les salariés aspirent à une progression de leur rémunération, le gouvernement propose d'augmenter massivement le coût du travail, réduisant ainsi les moyens dont disposent les entreprises pour répondre à ces attentes. Le SMIC a déjà été revalorisé de 2,41 % au 1er juin 2026 et les prévisions d'inflation laissent envisager une nouvelle augmentation au 1er janvier 2027 voire le 1er décembre. Dans le même temps, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit de prolonger le gel des paramètres des allègements de cotisations patronales et d'intégrer l'intéressement et la participation dans leur calcul, comme c'est déjà le cas pour la prime de partage de la valeur. En pénalisant également les dispositifs d'intéressement et de participation, le gouvernement prend le risque de décourager les entreprises qui associent leurs salariés à leurs résultats. Une contradiction supplémentaire au moment où le partage de la valeur doit être encouragé. Les entreprises se retrouveraient ainsi confrontées à une double peine : devoir assumer des salaires minimums plus élevés tout en supportant davantage de cotisations. L'ensemble des mesures envisagées représente plus de 11 milliards d'euros de surcoût pour les entreprises, soit en moyenne 550 euros par salarié et par an. Dans une conjoncture économique déjà difficile, ces nouvelles charges risquent de compliquer les négociations salariales et d'alimenter les tensions sociales au sein des entreprises. Autant de marges de manœuvre en moins pour augmenter les salaires, verser des primes, recruter ou investir. Les salariés seront les premiers pénalisés par des mesures qui risquent de freiner les revalorisations salariales et de fragiliser l'emploi. Les Entrepreneurs, le MEDEF et l'U2P demandent donc solennellement au gouvernement et aux parlementaires de renoncer à ces mesures et à toute nouvelle remise en cause des allègements de cotisations patronales. Le redressement des finances publiques est indispensable. Mais il doit passer prioritairement par une maîtrise durable des dépenses publiques, et non par un nouveau renchérissement du travail. On ne défend pas le pouvoir d'achat des salariés en réduisant la capacité des entreprises à augmenter leurs salaires.

Présidentielle 2027 : le Medef, Les Entrepreneurs et l’U2P organisent une audition commune des candidats
Cette rencontre consacrée aux programmes économiques de chacun, permettra de confronter les propositions afin de répondre aux préoccupations des chefs d’entreprise et de décrire leur vision de la stratégie économique de notre pays. Ces échanges contribueront à éclairer les électeurs sur les conséquences des choix proposés, pour l’activité et l’emploi.
Retrouvez les dernières publications et documents de référence mis à votre disposition.

Violences et dégradations : les Entrepreneurs Pays de la Loire aux côtés des commerçants et entrepreneurs touchés
Une mobilisation nationale et territoriale Au niveau national, notre président Amir Reza-Tofighi s’est mobilisé dès hier auprès des pouvoirs publics et dans les médias pour porter la voix des entrepreneurs victimes de ces violences. Une réunion d’urgence se tient ce matin à Bercy , où seront portées les attentes des entreprises, notamment sur les mesures d’accompagnement et les réponses concrètes à apporter aux commerçants touchés. Mais cette mobilisation doit aussi être territoriale . Les Entrepreneurs Pays de la Loire soutiennent l’initiative des rassemblements organisés aujourd’hui à midi devant les mairies et seront présents à l’appel de l’Association des maires de France (AMF), pour témoigner de notre solidarité et de notre refus de ces violences. Nos équipes et nos représentants dans les départements iront à la rencontre des entrepreneurs touchés , identifieront leurs besoins, prendront contact avec les élus locaux et les services de l’État, et organiseront, chaque fois que possible, la solidarité entre entrepreneurs. Nous recueillons dès à présent les remontées du terrain afin d’établir un bilan régional, notamment sur les pertes d’exploitation, et de coordonner nos demandes d’accompagnement. Une exigence claire envers les pouvoirs publics Les auteurs de ces pillages et de ces destructions doivent être identifiés , poursuivis et sanctionnés avec la plus grande fermeté. L’impunité ne peut pas être une réponse à la violence. Il est temps que ceux qui cassent paient les conséquences de leurs actes , et que les commerçants et les entrepreneurs cessent d’être les victimes collatérales de violences dont ils ne sont en rien responsables. Dans un contexte économique déjà difficile, nos entreprises ont besoin de stabilité et de confiance, pas de nouvelles épreuves. La France a besoin de celles et ceux qui construisent, qui entreprennent, qui créent des emplois et font vivre nos territoires, pas de ceux qui détruisent. Les entrepreneurs de la région touchés par ces violences peuvent faire remonter leur situation auprès de leur Union Départementale Les Entrepreneurs afin que nous puissions la relayer et agir.

Rapport d'activité 2025 des Entrepreneurs
L'élection du nouveau Président et une nouvelle ambition : accélérer le développement et la représentativité. La transformation digitale et l'intelligence artificielle, au cœur du développement des PME, une nouvelle dynamique pour les mandats ou encore la transition écologique dans les TPE-PME ont été abordées dans le rapport. L'activité des Entrepreneurs a permis de faire avance des mesures utiles pour le quotidien des entrepreneurs. Téléchargez le rapport d'activité 2025 ci-dessous.

Résilience climatique : SMEadapt avance ; la Commission européenne dévoile son cadre
Les partenaires se sont réunis à Istanbul pour la deuxième réunion du comité de pilotage , accueillie par la Confédération turque des entreprises (TURKONFED). Les échanges ont notamment porté sur l’élaboration d’un cadre d’analyse visant à évaluer la manière dont les politiques nationales et européennes répondent aux besoins des PME en matière d’adaptation au changement climatique. Autre priorité : le cycle du Semestre européen, le calendrier annuel de suivi des politiques économiques des Etats membres par la Commission. Plusieurs lacunes persistantes ont été soulignées, dont la consultation encore insuffisante des organisations représentant les PME et le manque de soutien pour garantir l’accessibilité financière et la disponibilité des assurances contre les risques climatiques . Ces préoccupations ont été portées auprès de la Commission européenne qui, en parallèle, vient de présenter son cadre pour la résilience climatique . L’initiative vise à clarifier les responsabilités en matière d’adaptation aux risques climatiques en Europe et à intégrer un devoir de prendre en compte la résilience climatique dans les décisions de planification et d’investissement. De nouveaux outils, tels que l’ European Climate Viewer , le Navigator of Climate Resilience et le Solutions Explorer , devraient également faciliter la planification au niveau local et aider les secteurs économiques exposés à mieux comprendre les risques climatiques spécifiques auxquels ils sont confrontés. SMEunited a formulé des premières réserves, notamment l’absence de mécanisme de financement dédié, alors que les besoins d’adaptation sont estimés à 70 Md€ par an jusqu’en 2050. La fédération européenne des PME appelle à faire de l’adaptation une priorité du prochain cadre financier pluriannuel (CFP 2028-2034) et à développer des mécanismes de financement public-privé, notamment des garanties publiques et des dispositifs de partage des risques, afin de rendre les assurances contre les risques climatiques plus accessibles aux PME. Ces enjeux rejoignent plusieurs propositions défendues par Les Entrepreneurs , qui appellent à accompagner prioritairement les TPE-PME dans l'adaptation de leurs locaux, équipements et outils de production , en s'appuyant sur des dispositifs de soutien stables , des financements adaptés et un cadre réglementaire lisible . Ils soulignent également la nécessité de préserver l'accès à des assurances abordables face à la multiplication des risques climatiques.
Les prochains rendez-vous à ne pas manquer.


